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Gestion du spectre - Du début aux années 1990 par Laval Desbiens

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Les anciens inspecteurs du Québec

Sur le sujet du recrutement des anciens !

 

Dans les premières années, le recrutement des inspecteurs se faisait parmi la faune des opérateurs radio de navire car c'était là qu'on trouvait les personnes expérimentées dans la communication radio et possédant un certain bagage de connaissances techniques.

 

Plusieurs de nos gens sont donc passé soit par la marine de guerre soit par la marine marchande.

 

Certains dont Max Gallant , Jean Lécuyer, Honoré Gagné, Philibert Fontaine et beaucoup d'autres nous sont venus de la marine marchande où ils ont passé ( heureusement sans heurts ) plusieurs années de la dernière guerre mondiale.

 

Max Gallant pour un, était jeune opérateur sur un pétrolier. Il a vu plusieurs de ses copains être torpillés dans les convois. Il raconta ne jamais y avoir été à l'aise, et pour cause ...

 

Jean Lécuyer était également opérateur de radio, ayant appris sa technique dans " l'Admiralty Handbook"comme d'autres anciens.

 

Jean raconte ... " Le Handbook décrivait l'éther comme milieu de propagation, du temps où 30 MHz était la limite, des M.O.P.A, ( un circuit oscillateur couplé à un amplificateur - Master Oscillator Power Amplifier) une nouveauté, d'un émetteur de 2 méga-watts sur 600 mètres, l'âme de ce monstre étant un éclateur ( spark-gap ), raccordé à une antenne résonnante à 600 mètres, ... quel beau générateur de bruits ... "

 

Dans son jeune temps, le "tickler-coil" de Marconi (bobine de couplage pour ajuster la régénération) était encore en usage et Jean, lorsqu'il est monté à bord de son navire, s'est trouvé très surpris d'y trouver un récepteur super-hétérodyne. Mais, c'était la guerre et il fallait supprimer les radiations, très fortes avec les anciens récepteurs, " .... on aurait été rapidement détecté, vu notre chargement de pont composé d'avions de chasse et de chars d'assaut, certains auraient été vite tentés de mettre fin à notre voyage ... "

 

Plus tard en tant que technicien à la GRC, Jean a eu a prouvé ses connaissances à des supérieures qui croyaient que le transistor était réputé éternel !

 

Philibert Fontaine quant à lui a déjà raconté avoir, pendant les années de prohibition, passé de longues heures en dérive dans le Golfe St-Laurent à bord d'un bateau de la Gendarmerie Royale, à l'écoute des contrebandiers en partance de St-Pierre et Miquelon et qui utilisaient la radio pour fixer les rendez-vous clandestins ...

 

D'autres sont venus des Forces armées, des Services de l'Air ou de la Marine ou du Ministère des Transports où ils oeuvraient soit à titre de technicien ou d'opérateur-radio dans les avions, les stations terrestres, les stations côtières ou les navires brise-glace.

 

Alban Violette a eu un parcours des plus intéressant - avec le Groupe 6 en Angleterre, à bord d'un Lancaster britannique pendant la dernière guerre, il opérait à partir de Skipton-on-Swale, un aéroport satellite de Leeming. À sa première mission, il utilisait des appareils Marconi T1154 et R1155. Muté à Leeming, les Lancaster y sont de fabrication canadienne avec des appareils beaucoup plus sophistiqués et performants, fabriqués par Northern Electric et Collins. Après la guerre, cours au Radio College, technicien pour plusieurs maisons, instructeur sur les récepteurs RCA AR88 et Marconi CSR5, il est ensuite devenu observateur de l'ionosphère au lac Baker.

 

Dans le même travail à Ottawa, sur la Ferme expérimentale, il a travaillé avec Wilbur Smith, un scientiste avec qui il a passé de " nombreuses nuits à la construction d'un récepteur spécial dans l'espoir de recevoir d'autres modes de communications venant d'au-delà de notre système solaire "

 

Retour au Québec, à Beaumont, Alban est au centre de contrôle des émissions et ensuite à Montréal en tant qu'inspecteur. Multiples enquêtes de brouillage et anecdotes mettant du piquant dans la vie de tous les jours alors que les demandeurs de service étaient estomaqués par les trouvailles d'Alban, des boulons rouillés dans le pylône d'antenne du Mont Royal aux brosses de moteur sur une génératrice d'un site radar du Ministère de la Défense, pour ne mentionner que les moins succulentes ..

 

René Cyr pour sa part raconte: " .. il était très difficile pour un nouvel arrivé de se former, des documents importants étaient conservés dans la voûte et les vieux inspecteurs gardaient jalousement leurs connaissances de crainte que les nouveaux prennent leur poste. Les instructions écrites destinées aux inspecteurs n'existaient pas "

 

Gérard Body quant à lui a, pendant la 2ième guerre, travaillé aux Chantiers Maritimes de Lauzon. Pendant ses temps libres, il s'amusait avec un cousin intéressé aux gadgets. Il se fabrique un générateur et apprend le morse selon le code trouvé dans un dictionnaire.

Un cours d'opérateur radio avec le "Père Cloutier" de la station côtière VCC Québec, après examen avec l'inspecteur T.J .Moore, il est certifié opérateur de 2ièmeClasse en 1945 sous le Ministère de la Reconstruction et obtient sa première licence amateur en 1946. Il passe par Moncton et Goose Bay où il communique avec les aéronefs aussi bien en phonie qu'en télégraphie car les opérateurs du Ministère des Transports ont remplacé ceux de la RAF.. Quelques années à Dorval et à Mont-Joli pendant la construction de la ligne de radar DEW, il est promu inspecteur à Montréal, passe par le bureau de Port Alfred pour revenir au bureau régional.

 

On peut ajouter que pour plusieurs opérateurs de radio, en plus de l'Admiralty Handbook, le manuel d'Alred A. Ghirardi "Modern Radio Servicing", originalement publié en 1935 était très connu et utilisés dans différentes écoles et instituts techniques.

Au Ministère des Transports, après quelques années en poste au Québec, l'opérateur radio qui voulait obtenir une augmentation de salaire ou encore accéder à un poste de technicien ou d'inspecteur devait était subir avec succès un examen connu sous le nom de "Barriers", ( dans le temps, le français n'existait pas !) une session appréhendée par plusieurs. Il fallait connaître sa technique et posséder son code morse.

Mais il était aussi question pour les candidats d'avoir (ou non ) un mention particulière dans un soi-disant petit calepin noir !

Il y avait deux niveaux de ' Barriers ' : le premier, code morse à 20 mots à la minute et technique générale et pratique sommaire permettait une augmentation de salaire. Après deux ans, on pouvait s'inscrire pour le deuxième niveau, code 25 mots minutes, une partie technique orale et écrite plus rigoureuse, portant sur l'entretien des appareils en service au Ministère en plus d'une autre portant sur le calcul des taxes pour l'envoi des messages.

 

Plusieurs disent qu'il était difficile au Québec dans les années 50 d'accéder aux postes tant convoités de technicien. Il était toujours question de bien posséder la langue anglaise, autrement 'point de salut ' . S'agissait-il d'une chasse gardée ? On arguait aussi que les postes d'inspecteur bilingue étaient plus facilement accessibles aux francophones..

 

Pour ceux que la chose intéresse, l'histoire épique de la bataille des Gens de l'air concernant le français dans les communications radio aériennes et celle du politicien Réal Caouette vs Air Canada sont à lire. Pour qui était à la surveillance des émissions dans le temps et qui entendait de telles communications en français sur les routes aériennes d'Afrique et de France et celles en espagnol en Amérique du Sud, l'argument de la sécurité pour cause de langue était bien faible.

 

À la fin des années 50, il y avait que quatre bureaux de district au Québec; celui de Montréal était combiné avec le bureau régional dont le surintendant était Harry Fisher. Mons. J. L. Messier était responsable du bureau de Québec, Omer Roy de celui de Sherbrooke et Austin Francis de celui de Port Alfred.

 

Vers la fin des années soixante, le recrutement s'est fait dans les écoles techniques et les Collèges d'enseignement général et professionnel....

Au niveau national, plusieurs ont travaillé dans les centres d'écoute du temps de la guerre, principalement à la station d'Ottawa mais aussi dans l'Ouest et sur la côte du Pacifique.

 

À la station d'Ottawa, il y avait plus de 120 opérateurs par quart de travail, hommes et femmes, une ligne téléphonique dédiée donnait la communication directe avec une station de radio-goniométrie à St-Hubert.

 

Il fallait qu'ils y soient prêts et à l'écoute car les transmissions des sous-marins ne duraient que quelques secondes, au plus une minute et il fallait que le relèvement soit rapide. On aurait ainsi repéré des sous-marins dans le fleuve non-loin de Québec. Après la dernière guerre, la plupart de ceux-là se sont dispersés certains aux stations de sondage ionosphérique dans le nord , d'autres sur les diverses stations côtières et aéronautiques au pays et plusieurs ont terminé leur carrière au bureau principal à Ottawa..

 

L'histoire de quelques autres camarades viendront sûrement augmenter ces pages.

 

Très peu de ces Anciens sont encore là, ils ne doivent pas être oubliés !

 

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